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Stock de sécurité boissons en restauration : calcul et bonnes pratiques

Written by Grégory Castelli | 03 févr. 2026

Une rupture de stock n’est jamais un simple incident.
Dans un restaurant, c'est une vente perdue, un client déçu, une équipe
sous pression… mais surtout le symptôme d’un problème plus profond : une gestion des
stocks en restauration pilotée à l’intuition plutôt qu’aux données.
Dans la majorité des restaurants, personne n’est aujourd’hui capable de répondre
précisément à trois questions simples :
combien d’euros dorment réellement dans les stocks ?
quels produits génèrent vraiment du profit et doivent toujours être disponibles ?
lesquels détruisent de la marge en restant immobilisés sans jamais être vendus ?

Résultat : on surstocke “pour se rassurer”, on subit des ruptures de stock en restaurant sur les best-sellers, on immobilise du cash et on prend des décisions sur des chiffres faux.

Le stock de sécurité est l’un des premiers outils pour sortir de cette zone grise. Encore faut-il savoir l’utiliser correctement.

Mais encore faut-il savoir le calculer, comprendre les différents types de stocks en restauration et surtout les piloter avec une vraie méthode de gestion, appuyée sur un système fiable.
Dans cet article, on ne va pas réciter un cours de gestion. On va parler concret : formules
utiles, exemples terrain, erreurs fréquentes… et comment un logiciel de gestion de stock
en restauration comme SOMM’IT permet de transformer le stock d’un problème subi en
levier de rentabilité.

Pourquoi le stock de sécurité est vital en restauration

Le stock de sécurité est une réserve tampon destinée à couvrir les aléas de l’approvisionnement : variations de la demande, retards fournisseurs, erreurs de prévision. En anglais on parle de “safety stock". Dans la restauration, il sert surtout à garantir une continuité de service sur les produits critiques (produits très demandés, plats signature, cuvées incontournables…). 

Bien géré, il permet : d’éviter la rupture, de sécuriser les ventes et de préserver l’image de l’établissement. Mal calibré, il devient une source de surstock en restauration et de trésorerie immobilisée.

Le calcul du stock de sécurité : formule et exemple

Il existe plusieurs approches. La plus simple :

  • Stock de sécurité = consommation moyenne par jour × nombre de jours de sécurité.

Le nombre de jours de sécurité est la marge de protection (en jours) que le restaurateur choisit pour couvrir les imprévus.

Mais la formule plus robuste (méthode moyenne/max) est :

  • Stock de sécurité = (Demande max × Délai max) − (Demande moyenne × Délai moyen)

Exemple : si vous vendez en moyenne 50 bouteilles d’eau/jour mais qu’un pic peut monter à 90/jour et si le délai moyen fournisseur est de 10 jours avec des pointes à 15 jours, alors :  Stock de sécurité = (90 × 15) −(50 × 10) = 1 350 − 500 = 850 bouteilles.

Sur le papier, ces formules sont simples. Dans la réalité, elles sont presque toujours mal appliquées. Pourquoi ? Parce qu’elles reposent sur trois données que la plupart des restaurants ne maîtrisent pas vraiment : la consommation réelle par produit, les variations de vente et les délais fournisseurs réels.

Quand les ventes ne sont pas correctement liées aux sorties de stock, quand les inventaires sont trop espacés ou approximatifs, le stock de sécurité devient un chiffre rassurant… mais faux. Et un chiffre faux conduit mécaniquement à deux dérives : des ruptures de stock en restaurant sur les produits qui se vendent, et du surstock sur ceux qui ne se vendent pas ou plus.

C’est précisément là que la technologie change la donne : sans données fiables, il n’y a pas de “bonne formule”, seulement de bonnes intentions.

Stock minimum, d’alerte et maximum : le trio stratégique

Pour aller plus loin, il faut distinguer trois notions essentielles :

● Le stock minimum est le seuil vital : en dessous, vous ne pouvez plus assurer le service normalement. C’est le filet de sécurité absolu pour ne jamais dire « désolé, il n’y en a plus » sur vos vins phares.

● Le stock d’alerte est le signal d’alarme : lorsque ce seuil est atteint, cela signifie qu’il est temps de passer commande pour reconstituer vos réserves. Afin d’éviter la rupture, il doit être calculé en tenant compte des délais de livraison de vos fournisseurs.

● Le stock maximum est, à l’inverse, la limite haute à ne pas franchir. Vos capacités de stockage, la durée de vie des produits et votre trésorerie fixent ce plafond. Trop stocker, c’est immobiliser du capital inutilement et risquer le gaspillage alimentaire. En clair, ces trois seuils forment un trio stratégique : le minimum vous protège de la panne sèche, l’alerte vous guide dans le réapprovisionnement et le maximum vous évite l’excès qui coûte cher.

Ces trois seuils forment un trio stratégique : sécurité, anticipation, discipline.

Le rôle de la technologie

Sur le terrain, gérer des seuils de stock à la main devient vite la croix et la bannière : des ventes qui s’enchaînent, une livraison en retard, une cuvée qui marche mieux que prévu… et les chiffres sont déjà faux.

La solution ? Un logiciel de gestion de stock connecté. Sans cet outil,  le stock de sécurité reste juste une bonne intention sur le papier. Un logiciel comme SOMM’IT change la donne en actualisant automatiquement les niveaux, en intégrant les ventes en temps réel et en ajustant les seuils selon l’activité effective. Le stock de sécurité n’est pas un simple confort, c’est un levier de stabilité, un garde-fou opérationnel, encore faut-il qu’il repose sur des données fiables.

La vraie question n’est donc pas « ai-je un stock de sécurité ? », mais « Est-ce qu'il sécurise mes ventes... ou est-ce qu'il immobilise mon cash sans pour autant me protéger ?" Avec SOMM’IT, les restaurateurs transforment leurs seuils en outils de pilotage.