Lucie, sommelière : Mon métier ma passion

Cette semaine nous vous faisons découvrir Lucie, Sommelière chez SOMM’IT depuis 3 ans. Elle a travaillé au restaurant de la Cité du vin à Bordeaux notamment et a eu l’opportunité de faire ses armes auprès d’Alain Ducasse et d’Anne-Sophie Pic
Lucie fait partie des 20 % de femmes seulement qui font ce métier. Si la profession se féminise, le métier de sommelier reste majoritairement masculin.

 

Son parcours

C’est au Lycée Hôtelier de Bordeaux-Talence que tout a commencé. Le Baccalauréat Technologique en poche, je cherchais à me perfectionner quand une rencontre a tout changé. Car à l’origine de ce qui allait devenir une passion, il y a un professeur. Envoûtant et passionnant, un passeur d’histoires. Il y a ces visites de vignobles, ces rencontres avec des femmes et des hommes aux mains rugueuses et abîmées. Ce temps passé accroupie pour vendanger et sélectionner les meilleures baies. Il nous a emmené partout à la découverte des vignobles bordelais.

Au début de ma carrière j’ai intégré le groupe Alain Ducasse pendant 10 ans : j’ai commencé comme assistante Sommelière à La Cour Jardin avenue Montaigne à Paris, restaurant au cœur de l’hôtel Plaza Athénée puis je suis devenue Chef Sommelière chez Rech, un autre restaurant d’Alain Ducasse dans le 17ème arrondissement de Paris. J’y ai appris la rigueur et l’exigence des étoilés. J’ai ensuite eu l’opportunité de devenir Sommelière dans un trois-étoiles d’Alain Ducasse mais j’ai refusé l’offre. Dans ce type de restaurant, la hiérarchie est très forte, et le contact client est moins intense pour un sommelier. Essuyer des verres pendant le service, ce n’était pas pour moi ! J’ai dit à Alain Ducasse que je souhaitais partir. Il m’a proposé un poste au Jules-Verne, au deuxième étage de la tour Eiffel. Pas mal non plus au final ! Je suis devenue la « première figure féminine en salle» à travailler dans ce restaurant. J’y suis restée plusieurs années, une très belle expérience avec une clientèle internationale. 

J’ai également travaillé au côté d’Anne-Sophie Pic, à la Dame de Pic à côté du Louvre en tant que Chef Sommelière pour un an. J’y ai apprécié la cuisine épicée et très délicate. J’avais une grande liberté : j’ai appris à gérer les stocks, à négocier les prix tout en conservant la relation avec le client. J’ai également restructuré toute la carte des vins, mis en avant les vins de la Vallée du Rhône qui manquaient terriblement en référencement.

Et voilà qu’au fil du temps, sans même m’en rendre compte, je devenais assoiffée de connaissances et de découvertes sur cet univers qu’est le vin.

Le métier de sommelier est fait de surprises, de découvertes et surtout de rencontres. Nous sommes là pour créer des alliances entre les plats des chefs et les vins, là pour créer des moments, des souvenirs, et faire vivre à nos clients une expérience unique. Ma passion dans ce métier c’est l’échange avec le client, le recevoir comme s’il était à la maison ; le plaisir de faire découvrir des beaux flacons et le respect envers les vignerons qui travaillent leur terroir.

 

 

Une anecdote

C’était à la table 52, à Paris, le client souhaite voir le Sommelier, mais lorsque je me présente à lui il est surpris de voir une femme à ce poste. Il refuse même que je lui prenne la commande des vins. Il préfère choisir seul. Je le laisse faire, sachant pertinemment que son choix n’était pas approprié à son menu. Une fois le plat et le vin servis, il me rappelle et me présente ses excuses. Il accepte que je lui fasse un choix plus adéquat. Une expérience qui restera longtemps en mémoire…

 

Son dernier coup de cœur

Pour son rapport prix/plaisir et parce qu’il me fait voyager : ERNST GOUWS & CO, chenin blanc d’Afrique du Sud. Produit dans la région de Stellenbosh réputée pour son industrie viticole et les célèbres Springboks. Ses arômes intenses d’agrumes et de fleurs, son palais au caractère vibrant de fruits de la passion et d’ananas et sa finale légère et vive en font un péché mignon.

 

Son vin de fête

Château Gazin à Pomerol ! Parce qu’il demande à être « oublié » dans sa cave une dizaine d’années avant de le déguster. A l’ouverture, c’est toujours un enchantement ! Du velours, de la délicatesse et une longueur interminable ! Nul besoin d’être un professionnel pour remarquer toutes ses qualités !

 

Son coup de cœur accord met-vin

C’était entre un camembert de Normandie bien affiné et un Champagne Blanc de Blancs de la maison Bruno Paillard. Les deux sont comme des couleurs sur la palette d’un peintre ; une fois réunies, elles laissent apparaître une troisième teinte. C’est ce qu’il se passe ici. Il se dévoile des arômes de pommes de Granny.

 

Sa citation préférée

« Qui sait déguster ne boit plus de vin, mais goûte ses secrets » – Salvador Dali

 

 

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